Comme M. Denis Coderre nous croyons que le projet d'inversion de l'oléoduc 9B n'a pas le droit à l'erreur. Les enjeux sont trop grands : l'approvisionnement en eau potable pour toute la région de Montréal, les cours d'eau importants traversés dans la région Vaudreuil-Soulanges ainsi que des nappes phréatiques, les populations importantes directement sur le tracé dans les régions de Laval, Terrebonne et Montréal. Nous savons que les autorités compétentes s'occupent de la mise en place des plans  d'urgence. Nous travaillons en amont afin que nous  n'ayons pas à les mettre en action. 

L'argument d'Enridge lors des auditions de l'Office National de l'Énergie peut se résumer comme suit : nous avons une grande connaissance des essais hydrostatiques et ces essais ne peuvent garantir l'absence de fuite plus tard, et ces essais peuvent même accélérer la croissance de certaines fissures. Ces affirmations d'Enbridge n'ont jamais été  questionné par l'ONÉ. L'ONÉ a donc fait siennes les conclusions d'Enbridge. 

Si les "essais hydrostatiques ne sont pas une panacée" (citation d'Enbridge lors des audiences ONÉ), nous croyons comme M. Richard Kuprewisz qu'ils sont essentiels pour augmenter la confiance de tous dans l'intégrité et l'étancheité du pipeline 9B avant sa mise en service étant donné l'âge du pipeline (40 ans) et le nombre important de réparations faites en 2012-2014. 

MAINTENANT QUE LA CMM S'EST PRONONCÉE EN FAVEUR DES TESTS HYDROSTATIQUES, NOUS NOUS ATTENDONS À CE QUE LE GOUVERNEMENT DU QUÉBEC FASSE DE MÊME EN FAISANT RESPECTER LA CONDITION 13 DE LA CAPERN QUI EXIGE DES TESTS HYDROSTATIQUES POUR VÉRIFIER L'ÉTAT DE LA CANALISATION 9B.